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Le blog d'Askélia

dans la salle d'art sonore du musée réattu, Arles

17 Mars 2011 , Rédigé par askelia Publié dans #surréalisme

"en vrac", dans la salle d'art sonore du musée reattu, Arles


      Et la chaîne se traîne au sol, boulet de douleur et enivrement du mal.
Béatitude de souffrance,
le sombre expulse.
J'écoute, ressens cette chose.
Amortie par l'idée du transfert.
Rouge. Branleteuse.
Il approche. Sens-tu?
Je désire te battre. Taper dans cette chair expatriée. L'acte de naissance est si cruel. Tente, tente...
Il approche. Sens-tu?
Cette foule bruyante, monotone, polythéiste qui te bouffe l'âme et le cul. Tu es perdu dedans. Tu n'as plus qu'à pleurer en larmes de pus.
Putréfaction. Sens-tu?
Le grillon grillonne. Te sauvera-t-il? Impact du questionnement sur cette boursouflure. Cette plaie béante et puante. Larves grouillantes, blanches, brillantes, luisantes, aimantes.
Mange, mange.
Abreuve-toi de cette vie dans la mort.

      Tu t'abreuves à ce temps qui glisse. Glisse dans ta bouche et pointe entre tes lèvres.
Geignent les archers.
Tirant sur le poids de la porte du grenier, ils respirent. Inspirent. Expirent.
Mille splendeurs dans ces coffres. Mille secrets, mille hontes.
Plonge la main, plonge le cœur.
Prends cette malle. Reniflements exaspérés. Hautaine mère. Punitions, peut-être appropriées. Bats-toi pour vivre ou ferme la.
Il tombe. Lourdeur du cadavre. Sers-toi, prends cet œil. Recueille le au creux de ta main. Écrase-le. Pétris cette matière molle et sanguinolente. Lèche-la, avale-la. Absorbe en ton sein l'essence du meurtre.
Et ainsi de suite pour chaque valise. Chacune a ses horreurs et ses beautés.
Tel un voyage érotique dans les méandres du fleuve. L'eau boueuse et pleine de merdes en excite plus d'un. Et les corps s'enroulent, se scindent, se fécondent. Je pleure sur ta semence, le liquide noir recouvre tout.
Je bois, je respire, je meurs.  

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Jonas Doinint 05/04/2011 15:20


Faux désordre de vos mots, vraie poésie en vous. J'ai aimé cela. Bravo.
JPT


casper 05/04/2011 12:02


les meurtris ont [malle] aux souvenirs soigneusement rangés dans le grenier des mots qu'une encre encore rouge ramènera à la vie...
nous déposons les larmes au coin d'une sombre salle d'exposition devant des badauds venus d'art d'art s'abreuver d'un cocktail molotov sous le vernis sage d'une autocritique à l'italienne accrochée
sur le fronton de leurs émois...


Héloïse 25/03/2011 15:29


Touchée par ce texte...